28 avril 2018 ~ 0 Commentaire

Nouvel Ordre Mondial : Plan de remodelage du monde musulman

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Mot à dire
Le Nouvel Ordre Mondial œuvre à étendre ses tentacules sur toute la planète pour pervertir les religions ou carrément les éradiquer  afin d’assoir sa vision du monde tournée uniquement vers le consumérisme, l’hédonisme et la débauche, prélude à l’avènement du futur « prince du monde », ce rejeton du roi David que les juifs(machia’h)* et les chiites(pseudo  » mahdi »)** appellent de tous leurs vœux chaque jour qui passe.
Seulement, il y a un hic : l’obstacle que représente l’Islam pour le Nouvel Ordre Mondial . Sa vision du monde va au- delà de ce que qu’en pensent les promoteurs du mondialisme.
En effet, l’Islam appelle ses fidèles à la modestie, à une vie humble dénuée de toute ostentation, à une vie de famille exemplaire, à faire le bien et à proscrire le mal et à donner à chaque chose sa juste mesure. De plus, l’Islam se démarque des autres religions par le fait qu’il considère,  à juste titre d’ailleurs, cette vie ici-bas comme éphémère et que le vrai salut et la paix de l’âme se trouvent dans la vie éternelle, par l’adoration de Dieu Seul en prohibant toute idolâtrie et tout associationnisme quels qu’ils soient. Dieu dit : » La vie présente vous agrée-t-elle plus que l’au-delà ? – Or, la jouissance de la vie présente ne sera que peu de chose, comparée à l’au-delà ! »(Coran 9 : 38) » Cette vie d’ici-bas n’est pas qu’amusement et jeu. La Demeure de l’au- delà est assurément la vraie vie. S’ils savaient ! « (Coran 29 : 64)Par ailleurs , un hadith du Prophète, bénédiction et paix de Dieu sur lui, affirme que cette vie ici-bas n’a que peu d’importance auprès de Dieu. D’après Sahl Ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si la vie d’ici-bas avait auprès d’Allah la valeur de l’aile d’un moustique alors Il n’aurait pas donné à boire à un mécréant une seule gorgée d’eau ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2320 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)
C’est la raison pour laquelle les musulmans pieux ne craignent pas la mort (1) qu’ils considèrent selon leur foi comme la porte vers le Royaume éternel de Dieu.
(1) Une explication s’impose ici pour éviter de faire l’amalgame entre la mort telle que comprise par les musulmans et celle comprise par des fanatiques comme il s’en trouve dans toutes les religions et idéologies :

 » D’après Abî Huraïra, le Messager d’Allâh (salallâhou ‘alayhi wassalaam) a dit : « Allâh Le Très-Haut a dit : « Si Mon serviteur aspire à Ma rencontre, j’aspirerai à Sa rencontre, et s’il déteste Ma rencontre, Je détesterai sa rencontre ».

Commentaire du hadith [1] :

« Celui qui aime la rencontre d’Allâh, Allah aimera sa rencontre ».

El-Qastalâni a dit : « El-Khattâbi a dit :  » Aimer la rencontre d’Allâh, c’est préférer l’au-delà à ce bas monde et ne pas aimer y résider longtemps. Bien au contraire, il doit toujours être prêt à le quitter. » 

Quant à la rencontre, elle est de plusieurs sortes :

Il y a entre autres la vision ou bien la résurrection, en vertu de la parole du Très Haut : « Ceux qui traitent de mensonge la rencontre d’Allâh sont perdus » [2]. C’est-à-dire la résurrection. Elle peut être aussi la mort, en vertu de la parole du Très Haut : « Pour celui qui espère la rencontre d’Allâh, le terme fixé par Allâh approche »[3]

Ibn El-Athîr a dit : « Par rencontre, il faut entendre le départ vers l’au-delà et l’aspiration à ce qu’il y a auprès d’Allâh, et non la mort, car tout le monde abhorre la mort. Ainsi, celui qui se détourne de ce bas monde et l’ abhorre, aura aimé la rencontre d’Allâh ; et celui qui préfère ce bas monde et s’y sent en sécurité aura détesté la rencontre d’Allâh. »

Quant au désir d’Allâh de rencontrer Son serviteur, il consiste à vouloir le bien pour lui et à lui accorder Ses bienfaits.

Hassân Ibn El-‘Assoued a dit : « La mort est un pont qui mène l’amoureux vers Son bien-aimé ».

Dans le hadith de Hamîd, d’après ‘Anas, qui est rapporté par Ahmed, Ennisâ’ï et El-Bezzâr, il est dit : « Lorsque le croyant se trouve à l’article de la mort, un annonceur de bonne nouvelle lui vient de la part d’Allâh. Aussi, aucune chose ne devient plus aimée de lui, que la rencontre avec Allâh. Par conséquent, Allâh aimera sa rencontre ».

Dans la version d’Ibn Abi Layla, il est dit : « Le Messager d’Allâh a dit : « Lorsque le serviteur se trouve à l’article de la mort, s’il fait partie des rapprochés, ce sera alors le repos, les parfums et les jardins de la félicité. Lorsqu’il aura cette bonne annonce, il aimera la rencontre d’Allâh, et Allâh aimera encore plus sa rencontre ». Rapporté par Ahmed.

Quant à l’incroyant, lorsqu’il se trouve à l’article de la mort, on lui annoncera la mauvaise nouvelle du châtiment d’Allâh, et aucune chose ne lui sera plus abhorrée, que ce qui l’attend après la mort. Il détestera alors la rencontre d’Allâh et Allâh détestera sa rencontre.

Dans le hadith de ‘Aïcha (radhia Allâhou ‘anha), il est dit : « Lorsqu’Allâh veut du bien à quelqu’un, Il lui attache, une année avant sa mort, un ange qui l’assistera et l’affermira dans la voie du bien, au point où on dira de lui : « Il est mort dans la meilleure des situations ». Et lorsqu’il verra sa rétribution, son âme désirera la rencontre d’Allâh et Allâh aimera sa rencontre. Par contre, lorsqu’Allâh veut du mal à quelqu’un, Il lui attache, une année avant sa mort, un démon qui le séduit et l’égare, au point où on dira de lui : « Il est mort dans la plus mauvaise des situations ». Et lorsqu’il verra ce qu’Allâh lui a préparé comme châtiment, son âme s’inquiétera et détestera la rencontre d’Allâh. Allâh détestera alors sa rencontre ».

El-Bukhâri l’a rapporté aussi dans le livre de la tendresse :

Hadjâdj nous a rapporté d’après Hammâm, d’après Qatâda, d’après ‘Anas, d’après ‘Ubâda Ibn Essâmet, d’après le Prophète qui a dit : « Celui qui aspire à la rencontre d’Allâh, Allâh aspirera à sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d’Allâh, Allâh détestera sa rencontre ». ‘Aïcha (ou une de ses épouses) a dit : « Mais nous détestons, tous, la mort! ». Il lui répondit : « Ce n’est pas de cela qu’il s’agit, mais lorsque le croyant est sur le point de rendre l’âme, on lui fait la bonne annonce de la satisfaction d’Allâh et de Sa générosité, et il n’aspirera plus qu’à ce qu’il voit devant lui. Il désirera alors rencontrer Allâh et Allâh aimera le rencontrer. Et quand l’incroyant est sur le point de rendre l’âme, on lui annonce le châtiment d’Allâh et Son supplice, et rien ne lui devient plus détestable que ce qu’il voit devant lui. Il détestera alors rencontrer Allâh et Allâh détestera le rencontrer ».

El-Bukhâri l’a rapporté aussi, d’après sa chaine de transmission, remontant à Abî Moussa El-Ach’arî, d’après le Prophète qui a dit : « Celui qui désire la rencontre d’Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d’Allâh, Allâh détestera sa rencontre ».

Muslim a rapporté également ce hadith dans son Sahîh, livre des invocations, chapitre : « Celui qui désire la rencontre d’Allâh, Allâh aimera sa rencontre », avec plusieurs versions :

D’après Churaïh Ibn Hâni, d’après ‘Aïcha qui a dit : « Le Messager d’Allâh a dit : « Celui qui aspire à la rencontre d’Allâh, Allâh aspirera à sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d’Allâh, Allâh détestera sa rencontre. Et la mort a lieu avant la rencontre d’Allâh ».

La première, avec sa propre chaîne de transmission, d’après Sa ‘d Ibn Hichâm.

D’après ‘Aicha qui a dit : « Le Messager d’Allâh a dit : « Celui qui désire la rencontre d’Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d’Allâh, Allâh détestera sa rencontre », J’ai dit : « Ô Prophète d’Allâh! Tu parles de l’aversion de la mort? Car nous détestons, tous, mourir ! ». Il a répondu : « Ce n’est pas de cela qu’il s’agit, mais lorsque le croyant reçoit la bonne nouvelle de la miséricorde d’Allâh, de Sa satisfaction et de Son Paradis, il désire la rencontre d’Allâh, et Allâh aimera sa rencontre. Et quant à l’incroyant, lorsqu’il reçoit la promesse du châtiment d’Allâh et de Son courroux, il déteste la rencontre d’Allâh, et Allâh détestera sa rencontre ».

Dans la troisième version de Muslim, il est dit, d’après sa propre chaîne de transmission, d’après Churaïh, d’après Abî Huraïra :

Le Messager d’Allâh a dit : « Celui qui désire la rencontre d’Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d’Allâh, Allâh détestera sa rencontre ». Churaïh dit : « Je suis allé voir ‘Aicha et je lui ai dit : « Ô mère des croyants! J’ai entendu Abû Huraïra rapporter un hadith du Prophète. Et si tel est le cas, tel qu’il le rapporte, nous sommes tous perdus alors! ». Elle a répondu : « Le perdu est celui qui a été désigné tel par le hadith du Prophète ! De quoi s’agit-il ?». J’ai dit : « Il a dit : « Le Messager d’Allâh a dit : « Celui qui désire la rencontre d’Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d’Allâh, Allâh détestera sa rencontre ». Or, il n’y a pas, parmi nous, celui qui ne déteste pas mourir !». Elle a répondu : « Le Messager d’Allâh l’a dit, certes, mais ce n’est pas comme tu le penses. La vérité est que lorsque le regard se figera, que la poitrine se mettra à râler, que la peau aura la chair de poule et que les doigts se crisperont, à ce moment-là : « Celui qui désire la rencontre d’Allâh, Allâh aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d’Allâh, Allâh détestera sa rencontre ».

L’Imâm Mâlik l’a rapporté aussi dans le Muwatta’, livre des enterrements, en ces termes : D’après Abû Huraïra, le Messager d’Allâh a dit : « Allâh le Très-Haut a dit : « Lorsque le serviteur désire Me rencontrer, J’aime le rencontrer, et lorsqu’il déteste Me rencontrer, je déteste le rencontrer ».

Notes :

[1] Hadith rapporté par les Imams an-Nawawi et al-‘Asqalani
[2] Coran 6 : 31
[3] Coran  29 : 5

Source : https://www.sunnisme.com/article-hadith-l-aspiration-a-la-rencontre-d-allah-103168130.html/

Le Nouvel Ordre Mondial donc voit d’un mauvais ces enseignements de l’Islam qu’il veut pervertir comme il a perverti le christianisme en le paganisant et en l’éradiquant de la société occidentale. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le manifeste des 300* comme on l’appelle.

* Lire article à ce sujet ici : http://www.desdomesetdesminarets.fr/2018/04/22/300-signataires-dune-tribune-dont-sarkozy-demandent-a-ce-que-des-versets-du-coran-soient-frappes-de-caducite/

Pour arriver à ses fins, le Nouvel Ordre Mondial prévoit de morceler les pays musulmans selon les ethnies et les principaux courants de l’Islam comme les sunnites, les chiites et les kurdes comme il l’a fait pour le Soudan en faisant de son Sud un état « indépendant. » On connaît la suite .

Ahmed Miloud
                                                                 ********************************
 » En quoi l’Islam est consubstantiellement un rempart à ce système qui a clairement pour objectif, de plus en plus avoué, de jeter l’humanité en esclavage, d’abolir les frontières et les nations et de dissoudre les cultures et les religions ou de les rendre compatibles au mondialisme par des changements profonds ?
D’abord, de par son système familial et social fondé sur l’entraide, la générosité et la solidarité, l’Islam s’oppose à l’individualisme et l’égoïsme inhérents au néo-libéralisme froid, et donc à l’éclatement des familles et par conséquent de la société. Une société atomisée constituée d’individus isolés se trouve donc affaiblie face aux coups de boutoir de cette gouvernance mondial dont l’un des credo est le diviser pour régner.Ensuite, dans sa logique d’affaiblissement des peuples, l’idéologie mondialisme ambitionne de réduire à néant la morale de ces derniers via la diffusion du libertinage et des pratiques sexuelles déviantes. En effet, tout est mis en œuvre pour faire du mariage dit classique (entre un homme et une femme) une chose surannée et sans avenir, alors que précisément c’est ce modèle traditionnel qui seul peut garantir la stabilité et la cohésion d’une société et donc sa force. Pour ce qu’il s’agit du mariage, l’Islam propose un système simple, équilibré et en accord avec la nature profonde de l’Homme. Loin des mensonges de la passion et du plaisir immédiat vendus par les mass-médias occidentaux, en Islam, la relation entre l’homme et sa femme est fondée sur le respect, l’amour sain et la conscience d’accomplir avant tout un projet divin : celui de faire des enfants et de les éduquer pour en faire des individus dignes et responsables.Par ailleurs, l’atomisation de la société et la décadence des mœurs accompagnent et accélèrent un autre processus qui tend à asservir un peu plus les individus, il s’agit de l’extinction de toute transcendance. Cette dernière est, pour les apprentis-sorciers mondialistes, un obstacle au consumérisme effréné. En effet, la foi, qui donne à l’Homme un sens à sa vie et une perspective qui dépasse cette vie terrestre, est le meilleur antidote au matérialisme glacial et désespéré imposé aux consciences dans les sociétés occidentales. Ainsi, par un phénomène psychologique qui serait trop long de développer ici, les individus sans foi tentent de combler leur vide spirituel en se jetant à corps perdu dans une consommation quasi hystérique de nourriture trop riche, d’objets le plus souvent inutiles ou encore de vêtements trop chers qui seront démodés le mois suivant. Encore une fois, l’Islam est la voie spirituelle la plus à même de résoudre ce problème. Le musulman qui suit simplement les principes de sa religion se détournera aisément de cette frénésie consumériste. D’abord, le Prophète Muhammad (saws), qui est l’exemple ultime des musulmans, incarne parfaitement cette modération, ensuite, étant donné que le croyant a bien intégré que la vie d’ici-bas est éphémère et qu’elle est une épreuve, il concentre plutôt son énergie à se parfaire spirituellement, il est plus attentif à sa vie intérieure qu’aux apparences illusoires et éphémères. »***
* Voir article : https://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/800646/jewish/La-dfinition-lgale-du-Machiah.htm
** Voir article : http://www.chiite.fr/chiite_mahdi.html
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*** Voir plus : http://m.alterinfo.net/L-Islam-et-la-resistance-au-Nouvel-Ordre-Mondial_a129452.html
[2006] Frontières de sang, par Ralph Peters
A quoi ressemblerait un Moyen-Orient amélioré

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Les frontières internationales ne sont jamais complètement justes. Mais le degré d’injustice qu’elles infligent à ceux qu’elles forcent à vivre ensemble ou qu’elles séparent fait une énorme différence – bien souvent la différence entre liberté et oppression, tolérance et atrocité, légalité et terrorisme, ou même la paix et la guerre.

Les frontières les plus arbitraires et les plus déformées du monde se situent en Afrique et au Moyen-Orient. Dessinées par les intérêts particuliers des Européens (qui ont eu eux-mêmes suffisamment de problèmes à définir les leurs), les frontières africaines continuent de provoquer la mort de millions d’habitants de ces régions. Mais les frontières injustes du Moyen-Orient – pour emprunter à Churchill – génèrent plus de mal que ce qui peut être résorbé localement.

Alors que le Moyen-Orient a – et de loin – de nombreux autres problèmes que de simples frontières dysfonctionnelles – de la stagnation culturelle aux scandaleuses inégalités et au fanatisme religieux le plus sanglant– le plus grand tabou dans la difficulté à rendre l’échec de cette région compréhensible n’est pas l’Islam mais les horribles et pourtant sacro-saintes frontières internationales adorées par nos diplomates.

Bien sûr, aucune modification de frontières, même draconienne, ne pourrait satisfaire toute les minorités du Moyen-Orient. Dans certains cas, des groupes ethniques et religieux sont entremêlés et se sont mariés entre eux. Partout ailleurs, les réunions fondées sur “La Foi ou le Sang” semblent ne pas être aussi joyeuses que ce que leurs partisans en attendent. Les frontières projetées sur les cartes qui accompagnent cet article redressent les erreurs dont souffrent les groupes de populations les plus significatifs, tels que les Kurdes, les Baloutchis, les chiites arabes, mais n’arrivent toujours pas à prendre correctement en compte les chrétiens du Moyen-Orient, les Bahaïs, les Ismaïliens, les Naqshbandis et de nombreux autres minorités moins nombreuses. Et un autre tort qui nous hante ne pourra jamais être redressé par le don d’un territoire : le génocide perpétré contre les Arméniens par l’Empire Ottoman en voie de disparition.

Toutefois, même avec toutes les injustices que ces limites réinventées ne résolvent pas, sans révisions majeures de ces frontières, on ne verra jamais un Moyen-Orient plus pacifique.

Même ceux qui ont en horreur le sujet du changement de frontières seraient bien inspirés de s’engager dans un exercice de réflexion où ils chercheraient à concevoir des délimitations nationales entre le Bosphore et l’Indus, qui irait vers plus de justice, en dépit d’imperfections éventuelles. On peut admettre le fait que les instances gouvernementales internationales n’ont jamais été capables de trouver, hormis la guerre, une façon efficace d’ajuster les frontières qui posaient problème, néanmoins, un effort intellectuel pour saisir ce que peuvent être les frontières “organiques” du Moyen-Orient nous aide à comprendre l’étendue des difficultés auxquelles nous faisons face et continuerons à faire face. Nous sommes en présence de monstruosités colossales, créées par l’homme et qui ne cesseront de générer haine et violence jusqu’à ce qu’elles soient corrigées.

Quant à ceux qui refusent de “penser l’impensable,” qui déclarent que les frontières ne doivent pas changer et que c’est ainsi, il serait utile de leur rappeler que les frontières n’ont cessé de changer au cours des siècles. Les frontières n’ont jamais été statiques et, beaucoup, du Congo au Caucase en passant par le Kosovo, continuent de changer (tandis qu’ambassadeurs et représentants spéciaux détournent le regard pour étudier le vernis sur la pointe de leurs souliers).

Oh, et un petit secret vieux de 5 000 ans d’histoire : l’épuration ethnique, ça marche.

A commencer par la question frontalière la plus délicate pour les lecteurs américains : pour qu’Israël ait un quelconque espoir de vivre dans des conditions de paix raisonnables avec ses voisins, il devra retourner à ses frontières d’avant 1967 – avec des réajustements locaux essentiels pour des raisons de sécurité. Mais la question des territoires entourant Jérusalem, ville maculée de milliers d’années sanglantes, restera probablement insoluble de notre vivant. Là où tous les partis ont transformé leur Dieu en magnat de l’immobilier, des conflits sur les terrains – littéralement – démontrent une pugnacité avec laquelle ne rivalisent pas la rapacité pour la richesse pétrolière ou les querelles ethniques. Laissons donc de côté cette seule question étudiée à n’en plus finir et tournons-nous vers celles qui restent soigneusement ignorées.

L’injustice la plus manifeste dans ces territoires notoirement injustes qui se trouvent entre les montagnes des Balkans et l’Himalaya, est l’absence d’un État kurde indépendant. Entre 27 et 36 millions de Kurdes vivent dans des pays qui jouxtent le Moyen-Orient. (Le nombre exact de Kurdes n’est pas connu avec précision puisqu’aucun État n’a jamais autorisé un recensement fiable.) Ils sont plus nombreux que les Irakiens, et même si l’on choisit de prendre en compte le chiffre le plus bas, ils représentent le plus grand groupe ethnique du monde à ne pas avoir son propre État. Pire encore, les Kurdes ont été opprimés par tous les gouvernements qui ont contrôlé les collines et les montagnes où ils vivent depuis l’époque de Xénophon.

Les États-Unis et les membres de leur coalition ont, après la chute de Bagdad, une magnifique chance de commencer à remédier à cette injustice. L’Irak, ce monstre à la Frankenstein, cet État rapiécé avec des lambeaux disparates, aurait dû être divisé immédiatement en trois États. Nous avons échoué par lâcheté et par manque de vision, forçant les Kurdes à soutenir le nouveau gouvernement irakien, ce qu’ils font en contrepartie de notre bonne volonté à leur égard. Toutefois ne nous y trompons pas : si un référendum libre était organisé, 100 pour cent des Kurdes voteraient pour l’indépendance.

Comme le feraient les Kurdes de Turquie, une population durement et longuement éprouvée, ayant enduré des décennies d’oppression militaire violente pendant lesquelles ils étaient ravalés au rang de “Turcs des montagnes” et ce afin de détruire leur identité. Tandis que la situation critique des Kurdes aux mains d’Ankara s’était quelque peu allégée au cours de la dernière décennie, récemment la répression s’est à nouveau intensifiée et le cinquième oriental de la Turquie peut être considéré comme territoire occupé. Comme les Kurdes de Syrie et d’Iran, eux aussi, se précipiteraient pour rejoindre un Kurdistan indépendant s’ils le pouvaient. Le refus des démocraties légitimes du monde occidental de promouvoir l’indépendance des Kurdes est un péché d’omission contre les droits de l’homme bien pire que les péchés par commission, mineurs et malhabiles, qui régulièrement enflamment nos médias. A propos, un Kurdistan libre, s’étendant du Diyarbakir en passant par Tabriz serait l’État le plus pro-occidental entre la Bulgarie et le Japon.

Si l’on procédait à des regroupements équitables dans cette région, nous aurions trois provinces à majorité sunnite qui formeraient un État tronqué. Celui-ci pourrait finir par choisir de s’unir avec une Syrie qui perdrait son littoral en faveur d’un Grand Liban, orienté vers la Méditerranée : la Phénicie qui renaîtrait. Le sud chiite de l’ancien Irak formerait la base d’un État arabe chiite qui borderait la plus grande partie du golfe Persique. La Jordanie garderait son territoire actuel avec une avancée au sud, aux dépens des Saoudiens. L’État artificiel qu’est l’Arabie saoudite subirait, quant à lui, un démantèlement aussi important que le Pakistan.

La famille royale saoudienne considère La Mecque et Médine comme son fief, et c’est là une cause fondamentale de la grande stagnation du monde musulman. Avec les sanctuaires les plus sacrés de l’Islam sous contrôle de l’État policier d’un des régimes les plus fanatiques et oppressifs du monde — un régime à la tête d’une énorme rente pétrolière, imméritée — les Saoudiens ont pu projeter bien au-delà de leurs frontières leur vision wahhabite d’une foi intolérante aux règles rigoristes. L’ascension des Saoudiens à cette richesse, dont ils ont tiré leur influence, a été la pire chose qui pouvait arriver au monde musulman, dans son ensemble, depuis le temps du Prophète, et la pire chose pour les Arabes depuis la conquête, sinon par les Mongols, par les Ottomans.

Certes les non-musulmans ne pourraient rien changer dans le contrôle des cités saintes de l’islam, mais imaginez donc à quel point le monde musulman se porterait mieux si La Mecque et Médine étaient gouvernées par un conseil tournant, représentatif des plus importants mouvements et universités d’un État islamique sacré, un peu comme un Super-Vatican musulman. Au lieu de procéder par arrêtés, on y débattrait de l’avenir de cette grande foi. La vraie justice consisterait — même si cette perspective ne nous enthousiasme pas vraiment — à donner les champs de pétrole de l’Arabie saoudite aux Arabes chiites qui vivent dans cette région, tandis qu’un quart-de-cercle sud-est irait au Yémen. Voyant son domaine restreint aux Saudi Homelands Independent Territory (le Territoire indépendant des Saoudiens autour de Riyad), la famille royale n’aurait plus la même capacité de nuisance vis-à-vis de l’Islam et du monde.

L’Iran, un État aux frontières complètement loufoques, perdrait une grande partie de son territoire au profit de l’Azerbaïdjan unifié, du Kurdistan libre, de l’État arabe chiite et du Baloutchistan libre ; mais il gagnerait les provinces situées autour d’Hérat, dans l’actuel Afghanistan. C’est là une région qui a des affinités linguistiques et culturelles avec la Perse. L’Iran deviendrait donc ainsi, de nouveau, un État ethniquement perse et la question la plus difficile serait de décider s’il doit garder le port de Bandar Abbas ou le céder à l’État chiite arabe.

Ce que l’Afghanistan perdrait au profit de la Perse à l’ouest, il le gagnerait à l’est, les tribus de la frontière nord-ouest du Pakistan seraient réunies avec leurs frères afghans (le but de cet exercice n’est pas de dessiner des cartes telles qu’on les aimerait mais telles que les populations locales les préféreraient). Le Pakistan, un autre État artificiel, perdrait aussi son territoire baloutche au profit du Baloutchistan libre. Le Pakistan « naturel » restant se situerait entièrement à l’est de l’Indus, à l’exception d’une pointe près de Karachi.

Les villes-États des Émirats Arabes Unis auraient un destin mitigé – ce qui, dans la réalité sera probablement le cas. Certaines pourraient être incorporées à l’État chiite arabe bordant une grande partie du golfe Persique (un État qui évoluera probablement comme un contrepoids, plus qu’un allié, de l’Iran persique). Puisque toutes les cultures puritaines sont hypocrites, Dubaï, par nécessité, serait autorisée à garder son statut pour riches débauchés. Le Koweït resterait dans ses frontières actuelles, tout comme Oman.

Dans chaque cas, ce redécoupage hypothétique des frontières reflète le communautarisme religieux ou ethnique, dans certains cas les deux. Bien entendu, si nous pouvions donner un coup de baguette magique et modifier les frontières en discussion, nous préférerions certainement le faire de façon sélective. Néanmoins, l’examen de la carte révisée, par contraste avec celle montrant les frontières actuelles donne une idée des grands torts que des frontières dessinées par les Français et les Anglais au XXe siècle ont pu faire dans une région qui peinait à émerger des humiliations et défaites du XIXe siècle.

Corriger les frontières pour refléter la volonté du peuple est peut-être impossible. Pour l’instant. Mais avec du temps, et l’inévitable bain de sang qui se produira, des frontières nouvelles et naturelles émergeront. Babylone est tombée plus d’une fois.

En attendant, nos hommes et nos femmes en uniforme continueront de se battre pour la protection contre le terrorisme, pour la perspective de la démocratie et pour l’accès à des sources de pétrole dans une région vouée à une lutte interne. Les divisions humaines actuelles et unions forcées entre Karachi, ajoutées aux malheurs auto-infligés de la région, forment un terrain aussi propice à l’extrémisme religieux, à une culture du reproche et au recrutement de terroristes que quiconque souhaiterait le concevoir. Partout où les hommes et les femmes regrettent leurs frontières, ils se cherchent avec enthousiasme des ennemis.

De la surproduction de terroristes dans le monde à la raréfaction des sources d’énergie, les déformations actuelles du Moyen-Orient promettent une aggravation de la situation, pas une amélioration. Dans une région où seuls les pires aspects du nationalisme ont jamais pris le contrôle et où les aspects les plus dégradés de la religion menacent de dominer une foi désabusée, les États-Unis, leurs alliés et, par-dessus tout, nos forces armées peuvent chercher des crises sans fin. Alors que l’Irak semble fournir un contre-exemple d’espoir – si nous ne quittons pas prématurément son sol – le reste de cette vaste région présente des problèmes qui empirent sur presque tous les fronts.

Si les frontières du grand Moyen-Orient ne peuvent être modifiées pour refléter les liens naturels du sang et de la foi, nous pouvons considérer comme un article de foi qu’une partie du sang versé dans la région sera le nôtre.

……………

QUI GAGNE, QUI PERD

Les gagnants

Afghanistan

Arménie

Azerbaïdjan

Baloutchistan libre

État arabe chiite

État islamique sacré

Iran

Jordanie

Kurdistan libre

Liban

Yémen

…………

Les perdants

Afghanistan

Arabie saoudite

Cisjordanie

Émirats Arabes Unis

Irak

Iran

Israël

Koweït

Pakistan

Qatar

Syrie

Turquie

Ralph Peters est l’auteur du nouveau livre “Never Quit the Fight”, à paraître le 4 juillet.

Source : Armed Forces Journal, le 01/06/2006

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

Frontières de sang : Une proposition visant à redessiner un “Nouveau Moyen-Orient”

Source : Brilliant Maps, le 11/06/2015

La carte apporterait des changements de grande envergure à travers la région, tels que :

Israël : Retourne à ses frontières d’avant 1967.

La Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak perdent tous du territoire pour créer un Kurdistan libre.

Le Kurdistan libre : Nouvel État créé pour les Kurdes.

Le Grand Liban : Renaissance de la Phénicie qui gagne aussi du territoire aux dépens de la Syrie.

La Grande Jordanie : Gagne du territoire aux dépens des Saoudiens.

L’Irak sunnite : Un des trois États successeurs de l’Irak, celui-là étant évidemment principalement sunnite.

L’État Arabe Chiite : Un autre successeur de l’Irak, hébergerait la population chiite actuelle de l’Irak tout en gagnant du territoire de l’Iran.

L’État Sacré Islamique : Un nouvel État qui agirait comme un Vatican musulman pris à l’Arabie saoudite.

L’Arabie saoudite : Perd du territoire au profit de la Jordanie, de l’État Arabe Chiite, du Yémen et de l’État Sacré Islamique.

Le Yémen : Prend des terres à l’Arabie saoudite.

Les Émirats Arabes Unis : Perdent des territoires au profit de l’État Arabe Chiite, même si Dubaï restera probablement un terrain de jeu indépendant pour les riches.

Le Koweït et Oman garderaient leurs frontières actuelles.

L’Azerbaïdjan : Gagne du territoire sur l’Iran.

L’Iran : Perd du terrain au profit du Kurdistan, de l’État Arabe Chiite, de l’Azerbaïdjan et du Baloutchistan libre, mais gagne du territoire sur l’Afghanistan. Le but est de rendre l’Iran encore plus persique.

Baloutchistan libre : Nouvel État destiné au peuple baloutche à découper à partir du Pakistan et de l’Iran.

Afghanistan : Perd du terrain au profit de l’Iran à l’ouest, mais gagne du terrain sur le Pakistan à l’est.

Pakistan : Perd du territoire au profit à la fois du Baloutchistan et de l’Afghanistan. Il se situerait dès lors presque entièrement à l’est de l’Indus.

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Source : https://dzmewordpress.wordpress.com/2018/04/27/lislam-vise-par-le-nouvel-ordre-mondial/

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