15 mai 2018 ~ 0 Commentaire

LES MENSONGES DES SIONISTES JUSTIFIANT LEURS CRIMES EN PALESTINE

Mot a à dire

pappe_propagande-d-israel
Livre du juif antisioniste Ilan Pappe                                                                      démontant les mensonges des sionistes

La Bible, le Talmud, sont les livres centraux de la foi du « peuple élu », leur enseignant de détruire leurs ennemis jusqu’aux bébés, au animaux, détruire toute forme de vie pour que l’ennemi ne puisse se reformer. Anéantir, araser des peuples et des civilisations voilà la trame de ce qu’est la Bible hébraïque telle que vue par les sionistes criminels. Voilà l’injonction d’Adonai faite aux membres d’un « peuple » qui ne reconnait son prochain que celui faisant partie de sa tribu, tous les autres goyims  considérés comme étrangers donc inférieurs, bons à soumettre et à détruire. Cette loi démoniaque que se sont donnés les sionistes,puisée  de leur Talmud,  accentue leur perversité, leurs mensonges et leur instinct criminel au paroxysme. C’est la loi des pharisiens puis des lévites qui se sont octroyés la parole de Dieu et qui sont reconnus comme tels par l’ensemble de la communauté juive.

Screenshot_20180515-084347

Cette parole lévitique a eu pour objet de remplacer la parole de Dieu, Le vrai, Le Créateur de toutes choses, l’aimant, par leurs lois talmudiques sataniques et criminelles. En voici quelques extraits édifiants (+vidéos)  :

1) L’autorisation « divine » de tuer les goyims(non juifs)

« Les disciples de Jésus méritent d’être tués »Sanhedrin 43a

« Même le meilleur des Goyim (non juif) devrait être abattu », Abhodah Zarah 26b T

« Vous pouvez tuer un incroyant avec vos propres mains », Abhodah Zarah 4b

« Si un goyim (non-juif) frappe un juif, il faut le tuer, car c’est comme frapper Dieu« , Sanhedrin 58b

Talmud, Pesachim 49b :  » Il est permis de décapiter les goyim le jour de l’expiation des péchés, même si cela tombe également un jour de sabbat. »

2)Rabbin Eliezer : “Il est permis de trancher la tête d’un idiot, un membre du peuple de la Terre (Pranaitis), c’est-à-dire un animal charnel, un Chrétien, le jour de l’expiation des péchés et même si ce jour tombe un jour de sabbat “. Ses disciples répondirent : ” Rabbi ! Vous devriez plutôt dire “de sacrifier” un goy. ” Mais il répliqua : ” En aucune façon ! Car lors d’un sacrifice, il est nécessaire de faire une prière pour demander à Dieu de l’agréer, alors qu’il n’est pas nécessaire de prier quand tu décapites quelqu’un.”
Talmud, Hilkhoth goy X, 1 : Ne passez aucun accord avec un goy, ne manifestez jamais de pitié envers un goy. Il ne faut pas avoir pitié des goyim car il est dit: “tu ne jetteras pas sur eux un regard de pitié”. L’autorisation « divine » de s’approprier les biens des goyims

« L’usure(le taux d’intérêt) peut être pratiquée sur les Non-juifs », Abhodah Zarah 54a

« Si un juif trouve un objet appartenant à un goyim, il n’est pas tenu de le lui rendre »Babha Mezia 24a.

« La propriété d’un Non-juif appartient au premier juif qui la réclame »Babha Bathra 54b

« Ce qu’un juif vole d’un non-juif, il peut le garder », Sanhedrin 57a

3) Autorisation « divine » de mentir et de se parjurer

Talmud, Babha Kama 113a : « Les juifs peuvent mentir et se parjurer, si c’est pour tromper ou faire condamner un goy. »

Talmud, Babha Kama 113b: « Le nom de Dieu n’est pas profané quand le mensonge a été fait à un goy. »

Talmud, Choschen Ham 183, 7: « Des juifs qui trompent un goy doivent se partager le bénéfice équitablement. »

Talmud, Iore Dea 157, 2 hagah: « Si un juif a la possibilité de tromper un goy, il peut le faire. »

Talmud, Schabbouth Hag. 6d:  » Les juifs peuvent jurer faussement en utilisant des phrases à double sens, ou tout autre subterfuge. »

Voir d’autres « perles » de ce livre de chevet des juifs sionistes(ou talmudiques) :

https://www.google.com/amp/www.contre-info.com/talmud-un-best-of/amp#ampshare=http://www.contre-info.com/talmud-un-best-of

Vidéo 1 :

Image de prévisualisation YouTube

Vidéo 2 :

Image de prévisualisation YouTube

Ahmed Miloud

*****************

Lorsque la vie et la vérité sont sacrifiées

On dit que la première victime de la guerre est la vérité.  Comme Sun Tzu le disait: tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie.  La devise du Mossad se traduit par à peu près ceci: « Au moyen de la tromperie, tu feras la guerre« .

Le Mossad est né d’une petite organisation clandestine sioniste nommée Mossad Le’aliyah Bet qui avait pour mission d’assurer la sécurité des habitants juifs en terre de Palestine depuis le début du XXesiècle et de faciliter le retour des juifs vers Israël. Cela vient de l’idéologie sioniste qui est l’aspect politique des enseignements judaïques prônant l’existence d’un État juif en Palestine. Sur un plan idéologique et institutionnel, le sionisme entend œuvrer à redonner aux Juifs un statut perdu depuis l’Antiquité, à savoir celui d’un peuple regroupé au sein d’un même État.

Le mouvement sioniste est né à la fin du XIXesiècle, parmi les communautés ashkénazes d’Europe centrale etorientale. Les Ashkenazis n’ont aucun lien génétique avec les Hébreux bibliques. Ils ont été convertis par les juifs en cour de route, mais ne sont pas de descendance sémite, comme le sont les arabes juifs en Palestine. Ils ont eu besoin de créer un mythe justifiant l’existence du peuple Juif d’Israël pour justifier la réalisation de leur rêve biblique désigné sous « le nom d’Eretz Israël (terre d’Israël) la terre promise par Dieu au peuple juif, terre des deux royaumes israélites (voir Royaume d’Israël etRoyaume de Juda). »

Au cours du XXesiècle, la question de l’appartenance de la Jordanie (surtout de sa partie occidentale) à Eretz Israël a fait débat au sein du mouvement sioniste (voir le chapitre La scission des sionistes révisionnistes (1925-1935)).

Au début du XXIesiècle, ce terme désigne généralement l’État d’Israël + Les territoires palestiniens occupés durant la guerre des Six Jours en 1967: la Cisjordanie +Jérusalem-Est + la Bande de Gaza.

Par principe, la plupart des tendances politiques du mouvement sioniste considèrent que Eretz Israël appartient de droit au peuple juif (pour des raisons au moins historiques, voire pour des raisons religieuses chez les sionistes religieux).
Mais toutes les tendances du mouvement sioniste ne revendiquent pas un État juif sur la totalité de Eretz Israël : certaines sont favorables à un certain degré de partage avec les Palestiniens, d’autres y sont hostiles. (Source)

Au début du sionisme, le terme prendra une dimension plus politique que religieuse et il vise le territoire revendiqué pour la création d’un État juif.

Alors, pour revenir à notre Mossad, ils étaient là pour faciliter le retour des juifs en Palestine avant la création de l’État d’Israël en 1948. Dès lors, le but des sionistes était de créer le mythe du peuple Juif en tant que nation, alors que les vrais juifs étaient unis par leur religion et non en tant que peuple. Les vrais descendants sémites des Hébreux bibliques vivaient déjà en terre promise. L’idée sioniste va à l’encontre du Judaïsme qui enseigne que cet État sera apporté par Dieu et non par la force et la violence. En attendant, Dieu leur a commandé de vivre amicalement et en paix parmi les autres peuples du monde et de s’y intégrer, ce qu’ils furent en parfaite harmonie pendant des siècles. Pensez seulement qu’en Iran où les juifs vivent très bien avec leur confrères iraniens. Les juifs en général ne voulaient pas nécessairement aller vivre en Palestine puisqu’ils étaient relativement bien en Europe aussi. Donc il fallut les y pousser un peu… et la Shoah est apparue.

Pourquoi est-ce que le seul génocide de l’histoire à propos duquel il est interdit de faire des recherches, de façon légitime et non-partisane par les meilleurs historiens du monde, soit la Shoah? Pourquoi est-ce le plus important, alors que le Congo a vu le sien en plein 21e siècle avec deux millions de morts, côte-à-côte avec celui en Irak et ses trois millions de mort depuis 1991 ou celui des Palestiniens sous occupation militaire depuis 60 ans, ayant perdu plus de 80% de leur territoire dans cette période? Parce que des sionistes, dont l’éminent banquier privé de Londres nommé Rothschild (qui figure sur la monnaie israélienne) et d’autres banquiers de Wall Street comme Prescott Bush, le grand-père de l’autre criminel de guerre qui a reçu des chaussures par la tête par un irakien, ont énormément financé et appuyé le régime nazi de Hitler. Tout comme IBM, Ford, Standard Oil des Rockefeller et les autres. Rappelez-vous de ceci: on ne peut parler de fascisme sans parler de capitalisme.

En s’appuyant sur les ambitions coloniales britanniques au Moyen-Orient, le mouvement sioniste obtient par ladéclaration Balfour (1917), la conférence de San Remo(1920) et le mandat de la Société des Nations (1922) un « Foyer national juif » en Palestine, contre l’avis des Arabes palestiniens qui craignent d’être à terme dépossédés. La Palestine est alors placée sous mandat britannique : on parlera pour cette période de « Palestine mandataire ». Voir aussi le chapitre de Histoire du sionisme : le mandat de la SDN.

De 1918 à 1948, au cours de l’Aliyah, la population juive en Palestine passe de 83 000 personnes à 650 000. La croissance est due à une forte natalité, mais surtout à une forte immigration due à l’antisémitisme en Europe, lequel culmine dans la Shoah.

À compter de 1939, la Grande-Bretagne prend une orientation plus pro-arabe, et arrête l’immigration juive. Après un conflit violent entre 1944 et 1947, les britanniques abandonnent la Palestine. (Source)

Ce violent conflit fut généré pour chasser les Britanniques de la Palestine. En 1944, le groupe Stern qui comprenait Itzhak Shamir et Menachem Begin essaya de tuer Lord Moyne. En 1946, la pression juive urgeait d’ouvrir les frontières contrôlées par les Britanniques pour laisser entrer plus de 100,000  immigrants juifs. La même année, le groupe Stern tue 6 hommes du Sixth Airborne britannique. Le tout culmine le 22 juin 1946 à l’ Hotel King David qui fut attaqué à la bombe par des juifs terroristes du groupe Stern et de l’Irgoun, tuant un peu moins d’une centaine de personnes dont plusieurs britanniques et diplomates. Ce massacre prémédité fut piloté par l’Irgoun en accord avec les plus hautes autorités juives en Palestine, l’Agence Juive ayant à sa tête David Ben Gourion.

Le 22 juillet 1946, Menahem Begin coordonne l’attaque de l’hôtel King David à Jérusalem. Des membres de l’Irgoun, déguisés en Arabes, font sauter la partie de l’hôtel abritant le Secrétariat Britannique, le Commandement Militaire et une branche de la Division d’Investigation Criminelle. Malgré le coup de téléphone prévenant de l’attaque les britanniques ne firent pas évacuer le bâtiment. Quatre-vingt-onze personnes sont tuées, la plupart employées du Secrétariat ou de l’hôtel: 28 Britanniques, 41 Arabes, 17 Juifs et 5 non répertoriés. Environ 45 personnes sont plus ou moins grièvement blessées. (Source)

Oui, vous avez bien lu l’Irgoun, ce groupe terroriste dont faisait partie le papa de Rahm Emanuel, que Barack Obama a nommé au poste de chef de cabinet. Si vous vous souvenez de l’article que j’ai publié sur Obama, vous vous rappellerez  que ce dernier possède une double nationalité israélienne et américaine et que son père fut impliqué dans le groupe terroriste sioniste Irgoun. J’expliquais que les liens de Rahm Emanuel avec le Mossad, agence des services secrets du renseignement israélien, était tellement évidents que Bill Clinton a dû l’écarter de la Maison Blanche en 1998, après quoi il est retourné en Israël pour servir dans les forces armées en tant qu’espion durant la guerre du Golfe en 1991.

Alors voilà, après avoir subi de lourdes pertes, les Britanniques ont abandonné leur mandat en mai 1948 et retirent leurs troupes. Le chaos s’en suit. Count Bernadotte, un officiel de l’ONU sera assassiné. Le 9 avril 1948, un brutal massacre de Palestiniens, hommes, femmes et enfants se produit aux mains des terroristes du Stern et de l’Irgoun, tuant une centaine de personnes et jetant leur corps dans des puits.

Voici ce qu’on dit du groupe Stern, ou Lehi:

Le Lehi(acronyme hébreu pour Lohamei Herut Israel, « Combattants pour la liberté d’Israël », לח »י – לוחמי חירות ישראל) fut un groupe armé radical créé en septembre 1940 et n’hésitant pas à se décrire commeterroriste[1], qui se fixait notamment pour but l’éviction par la force du Mandat britannique sur la Palestine afin de permettre une immigration sans restriction des Juifs en Palestine et la formation d’un État juif sur toute la Palestine et l’actuelle Jordanie.

Dans son combat contre les Britanniques, le groupe tentera sans succès des contacts en 1941 avec les Italiens et avec les autorités nazies[2],[3]. À cette date, le groupe se déclarait notamment « étroitement lié aux mouvements totalitaires européens, par sa conception du monde et ses structures »[4].

L’organisation commettra de nombreux attentats contre les Britanniques, de 1941 à 1948, puis contre les Arabes de Palestine, en 1947-1948.

Ce pattern de terrorisme causant d’énormes pertes de vies est une partie normale de l’histoire des sionistes: un acte criminel est commis, apparemment par des groupes isolés, mais ils sont en réalité autorisés par les plus hautes autorités sionistes, que ce soit l’Agence Juivedurant la période de Palestine mandataire ou par le gouvernement d’Israël qui la remplacera après 1948.

En novembre 1947, l’ONU propose un plan de partage de la Palestine entre un État juif (sur 55 %) et un État arabe.

Le nouvel État est proclamé le 14 mai 1948 avec à sa tête David Ben Gourion. Le 13 décembre 1949, Ben Gourion autorise l’établissement du Mossad, cet institut de coordination s’occupant du département politique et coordonnant les services de sécurité intérieure de renseignement militaires.

Entre la fin 1947 et le début 1949, l’État d’Israël est en guerre contre cinq États arabes qui contestent son existence et envoient leurs armées dans le territoire attribué par le plan de partage de novembre 1947 : c’est la Guerre israélo-arabe de 1948. (Source)

Le 7 mai 1967, le US Navy Intelligence Ship USS LIBERTYest attaqué par Israël en eaux internationales, tuant 34 Americains. Il y a aussi l’affaire Lavon. Le 7 juin 1989, Israël bombarde le réacteur nucléaire d’Osirak en Irak sous prétexte qu’ils craignent que le pays cherche à se procurer la bombe nucléaire. Sachant cela, il devient moins surprenant d’apprendre que la semaine passée, Israël a attaqué un bateau de secours qui tentait d’apporter des médicaments dans la bande de Gaza, malgré le blocus israélien. Ce bateau qui porte le nom deDignityfut attaqué par des navires militaires de l’armée israélienne qui l’ont percuté à trois reprises – un accident selon les autorités israéliennes. Sur le Dignity se trouvaitune représentante américaine Cynthia McKinney qui elle, n’a pas manqué de faire le parallèle avec le USS Liberty. Ces médicaments auraient été très utiles puisqu’ils sont presque tous épuisés et Israël refuse de laisser entrer des nouveaux dans Gaza; en plus du fait que Israël a détruit le seul entrepôt majeur de médicaments qui restait dans la bande de Gaza. À voir dans le reportage de la CBC. Il n’y a plus de médicaments.

L’histoire des massacres perpétré par Israël ne s’arrête pas là. Vous pouvez voir la longue liste sur ce site.

Élargir la guerre à l’Iran et le Liban

Aujourd’hui, le cas de l’Iran n’est seulement qu’unremakede l’histoire du réacteur d’Osirak. D’ailleurs, il y a plusieurs indices qui nous permettent de croire que les sionistes d’Israël voudraient bien élargir le conflit présent à Gaza pour inclure l’Iran et le Liban. Est-ce que de violer l’espace aérien libanais avec leurs avions de guerre n’est pas de la provocation en bonne et due forme? Et que dire de ces roquettes qui furent découvertes par les forces libanaises proche de leur frontière, avec des commandes à distance et enlignée sur Israël: un autre fausse attaque blâmée sur le Liban et le Hezbollah pour prendre revanche pour l’humiliante défaite d’aout 2006? Ce ne serait pas la première fois que certains éléments israéliens montent de fausses attaques contre eux-mêmes pour justifier leur agenda militaire.

Israël a besoin d’eau et de combustible. Est-ce un hasard qu’on veut détruire le Hamas qui est le propriétaire de larges réserves de gaz naturel dans les eaux territoriales palestiniennes et qui a signé une entente d’exploitation avec l’Égypte et une compagnie britannique? Surtout queles pays musulmans viennent de proposer de couper le pétrole acheminé vers Israël. On ne voudra certainement pas que l’argent puisse aller dans les coffres des Palestiniens et du Hamas, élu démocratiquement par les Palestiniens qui en avaient marre de la corruption et de la collaboration du Fatah sous Mahmoud Abbas avec Israël. Et après on dira aux États-Unis que le Hamas s’est hissé au pouvoir par un coup d’état!

Malgré la campagne de propagande israélienne pour se justifier, nous avons eu la confirmation,cette fois par CNN, que c’est Israël qui a brisé le cessez-le-feu en premier le 5 novembre dernier en tuant six militants palestiniens.

Les vrais enjeux et motivations d’Israël

Un article d’analyse de Michel Chossudovsky sur les vrais enjeux et motivations se cachant derrière cette campagne d’extermination montre que cette  «Opération plomb durci» meurtrière n’est pas fortuite et en réponse aux roquettes, mais bien le produit d’un agenda militaire israélien de longue date, remontant à 2001 en fait, sous Ariel Sharon. Non seulement Israël a brisé le cessez-le-feu en premier le 5 novembre dernier en tuant des airs six militants du Hamas, provoquant inévitablement une réponse de celui-ci qui justifiera ensuite l’attaque de Gaza, mais pendant ce temps, Israël préparait tranquillement ses plans d’invasion depuis le début même des discutions sur le cessez-le-feu, il y a six mois. Pire, un camps d’entrainement ressemblant à Gaza fut construit et veillait à préparer cette future attaque terrestre depuis plus de 18 mois.

C’est la mort d’une nation et ce processus se poursuit depuis 60 ans.

Les Palestiniens perdent dans tous les cas: s’ils acceptent un cessez-le-feu, ils sont victimes d’un état de siège où l’électricité, le carburant, les vivres et les médicaments sont restreints; et lorsqu’ils sont en conflit armé complètement asymétrique avec Israël,  ils se font dévaster. Ensuite, nous lisons des articles à tendance raciste publiés dans différents journaux, tel que leYedioth Ahronoth, le journal numéro un d’Israël, qui raconte qu’on ne devrait pas prendre en pitié la population vivant à Gaza. La pitié est une émotion naturelle, nous dit-on candidement, mais elle n’est pas éthique ni morale. Israël refuse un cessez-le-feu etdéclare vouloir continuer la guerre sous prétexte que cela donnerait de la légitimité au HamasLa stratégie qu’on voit à l’oeuvre est de faire le maximum de dégâts à l’infrastructure palestinienne et au potentiel opérationnel du Hamas pour ensuite accepter un cessez-le-feu plus tard. Durant la prochaine trêve, Israël continuera la préparation de ses troupes pour l’attaque suivante tout en prenant soin d’étouffer la bande de Gaza sous le même siège médiéval, question d’affaiblir et ramollir leur cible davantage. Prenez le dernier cessez-le-feu : l’état de siège a été tellement dévastateur que des patients dans les hôpitaux mourraient par manque de médicaments et d’électricité pendant qu’Israël se préparait à attaquer depuis six mois.

Oui, la vérité est la première victime d’une guerre et la propagande effrontée se montre le nez partout.

Le contrôle de l’information

Le contrôle de l’information par Israël est crucial pour gagner la bataille de l’opinion publique et pour imposer l’image du pays qui se défend. C’est pourquoi ils mènentla guerre de l’information sur Internet, dans les médiastout en empêchant les journalistes avec leur caméra ainsi que la Croix-Rouge d’entrer dans la prison à ciel ouvert qu’est Gaza. Les infrastructures de communication sont détruites. C’est que comme le chef de l’Assemblée générale de l’ONU le décrivait, il s’y passe des « monstruosités« . La situation à Gaza est effectivement à deux doigts de devenir une catastrophe humanitaire.

Ce n’est pas que des civils tels que femmes, hommes et enfants qui meurent par centaines ou obligés de fuir: lesinfirmiers et ambulanciers sont aussi la cible ainsi quedes mosquées, des journalistes en passant par des installations de médias gérées par le Hamas.

Armes de destruction massive et crimes de guerre

Mais voilà la pièce de résistance résistance que Israël voulait donner aux Palestiniens sans que la population mondiale soit mise au parfum, expliquant ainsi la suppression des médias à Gaza: une bonne dose d’arme de destruction massive dans le nez.

En effet, nous avons appris cette semaine par différents médias comme le journal conservateur du Times of London que l’armée israélienne fait usage de phosphore blanc et certains niveaux de contamination à l’uranium ont été détectés chez les victimes palestiniennes par des médecins norvégiens . Pour ce qui est de l’uranium appauvri radioactif, pas besoin d’en reparler ici puisque je l’ai fait de façon détaillée dans cet article.

Pour ce qui est du phosphore blanc, il agit comme une bombe incendiaire du même type que le Napalm et est considéré illégal par la majorité de la communauté internationale. Lancé du haut des airs, il tombe comme une pluie de feu et d’épaisse fumée. Lorsque utilisé sur des quartiers où la population se trouve, il constitue un crime de guerre car il blesse et tue de façon aléatoire enbrulant la peau des victimes jusqu’aux os comme l’ont découvert aussi les libanais (dont des enfants encore) en 2006. C’est une arme chimique qui est illégale selon le Traité de Genève de 1980Ceci vient détruire complètement les dires des politiciens et généraux d’Israël qui nous assuraient vouloir cibler que les militants du Hamas et non la population. Israël se défend en déclarant que cette arme chimique est utilisée pour créer un écran de fumée. Observez bien les photos et vous vous rendrez compte qu’il est impossible d’être précis (même avec les bombes et missiles) avec le phosphore blanc dans ces quartiers très denses. La population est simplement visée par les attaquesIsraëla une longue histoire de possession et d’utilisationd’armes de destruction massive.

Qu’à cela ne tienne, les autorités américaines condamnent le Hamas et appose leur véto contre une résolution de l’ONUcomme ils le font toujours parce qu’ils « jugent » que le Hamas ne la respectera pas de toute façon, ignorant complètement le fait que c’est Israël qui a un lourd passé d’ignorer des dizaines et des dizaines de résolutions de l’ONU. C’est avec un grand sourire que le pays de l’oncle Sam et ses fabriquants d’armements continuent de vendre des armes à Israëlavec une aide financière de plus trois milliards de dollars par année. Le groupe d’influence israélien/lobby JINSA a des influences partout dans ce gouvernement américain et à travers tout le complexe militaro-industriel et c’est une des raisons probables pourquoi Obama et le reste des leaders ne peuvent pas trop critiquer Israël. JINSA cherche aussi à étendre ce conflit à l’Iran. Le nombre de représentants dans le gouvernement américain qui possèdent une double nationalité israélienne et américaine est plutôt déconcertant et soulève la question de la partialité du gouvernement dans ses positions et politiques étrangères, surtout en ce qui concerne la Palestine et Israël. Pas d’argent pour les vétérans américains qui reviennent d’Irak et d’Afghanistan qui finissent en grands nombres comme dans les rues de l’Amérique en tant que sans-abris, mais des milliards pour la machine de guerre israélienne. Même le Soudan a donné plus d’argent en aide aux Palestiniens avec 123$ millions que les États-Unis avec leur maigre 85$ millions.

Juifs en colère contre Israël

Plusieurs compagnies, pays et célébrités commencent àboycotter Israël et les compagnies israéliennes qui aident et finance l’entité sioniste. Si cela a pu fonctionner avec l’apartheid en Afrique du Sud, pourquoi par pour l’apartheid israélien? Mais ce qui frappe le plus, c’est le silence des médias à propos des nombreux Israéliens et rabbins juifs qui ne sont pas d’accord avec les agissements des sionistes aux commandes d’Israël et qui questionnent l’existence même d’Israël.

Il est absolument crucial de voir ces deux vidéo: UN etDEUXLes juifs comprennent que ce qu’Israël, entre les mains des sionistes, fait aux Palestiniens ne peut que créer plus de haine et d’antisémitisme dans le monde contre eux, alors qu’ils sont tout aussi scandalisés et totalement contre ce massacre. Ils expliquent aussi que leur religion les interdisent d’avoir un pays et que donc Israël est un pays illégitime à leurs yeux.

Des objecteurs de conscience, dont le neveu de Benjamin Netanyahu, refusent de servir dans l’armée IDF et d’aller se battre en Palestine. L’aspect des nombreux juifs et Israéliens qui s’opposent aux agissements illégitimes et immoraux de l’État d’Israël est très occulté dans nos médias. Pourtant, plusieurs vont devoir faire de la prison en Israël parce qu’ils sont des objecteurs de conscience qui refusent de participer au génocide à petit feu des Palestiniens. Ils sont très courageux et courageuses.

Au moins 6000 personnes ont manifesté à Montréal pour appuyer la résistance palestinienne ainsi que pour dénoncer le régime Moubarak, israélien et américain. La semaine dernière, chacun des principaux partis politiques nationaux du Canada a rendu publique sa position sur la violence israélienne à Gaza. Nos partis politiques sont tous aussi pourris les uns que les autres: aucun d’eux n’approchent la question de l’occupation militaire et oppressive de la Palestine depuis 60 ans, alors qu’ils soutiennent le droit de légitime défense d’Israël qui se trouve à être le réel agresseur et criminel de guerre. Les Canadiens pour la Justice et le Paix au Moyen-Orientvous invitent à cliquer ici pour exprimer votre frustration à l’égard de la prise de position du Parti conservateur, là pour le Parti libéral, le Bloc Québécois et là pour le NPDpour demander d’aller plus loin dans leur condamnation et insister pour un cessez-le-feu immédiat des deux côtés et la levée immédiate du siège psychopathe de la bande de Gaza, destruction sans délais du mur de la honte et la restitution du territoire palestiniens volé et le retour des réfugiés selon la Ligne verte de 1967.

Le seul parti politique, en fait, qui s’est positionné de façon intègre est le trop peu connu Parti Action Canadienne, maintenant sous la gouverne de Andrew Moulden MD, PhD.

Voici une partie de leur déclaration:

Le Parti d’Action Canadienne condamne fortement l’agression des Israélites contre les Palestiniens et urge Israël de retenir leur force militaire vers une invasion des territoires Palestiniens qui menace la vie de plusieurs citoyens sans défense.

Même si nous condamnons aussi le lancement des missiles par le Hamas contre les citoyens d’Israël, nous comprenons que les Palestiniens sont essentiellement impuissants contre la machine de guerre des Israélites et sont au bord de la famine et de l’extermination.

Nous ne considérons pas que les actions du gouvernement d’Israël servent les citoyens d’Israël, et ne représentent non-plus le point de vue des communautés Juives autour du monde.

Ces assauts sont en dehors de toute proportion considérant les menaces du Hamas envers Israël, la Palestine étant un peuple souverain mais emprisonné. Une opération militaire d’information dans Gaza ne changera en rien l’habileté du Hamas de lancer des missiles.

Nous condamnons aussi les partis et leaders politiques du Canada et des États-Unis qui expriment leur loyauté sans frontière pour Israël, peu importe les atrocités qu’ils commettent tout en déguisant ces agressions comme nécessaires pour la sécurité d’Israël.

En conclusion, la question centrale qui est évitée comme la peste autant des politiciens que les médias traditionnels est la suivante:

QUAND EST-CE QUE LES SIONISTES VONT METTRE FIN À LEUR OCCUPATION DE LA PALESTINE ET RETOURNERONT AUX PALESTINIENS LEUR TERRITOIRE  ET LEUR LIBERTÉ?

Source : http://www.poesie-action.com/article-les-mensoinges-du-sionisme-qui-justifient-les-crimes-d-israel-djamal-benmerad-61297785.html

*************************

Les mythes qui permettent à l’état sioniste d’exister.

Toute tentative de résoudre un conflit doit s’attaquer aux racines de celui-ci, et les racines d’un conflit se trouvent généralement dans son histoire. La distorsion et la manipulation des faits historiques expliquent très souvent l’incapacité de le résoudre. À l’inverse, une approche plus exhaustive et véridique du passé permettra de trouver une solution et d’accéder plus facilement à une paix durable. Une histoire déformée peut en fait faire plus de tort, comme le démontre le cas du conflit israélo-palestinien : elle peut justifier l’oppression, la colonisation, et l’occupation.

L’acceptation généralisée de l’histoire du sionisme est fondée sur un ensemble de mythes qui mettent en doute le droit moral des Palestiniens, remettent en cause la nécessité d’adopter un comportement éthique, et compromettent les chances d’en arriver à une paix juste dans l’avenir. Ces mythes sont largement répandus car ils sont relayés par nos médias de masse occidentaux et par nos élites politiques qui, après les avoir érigés en vérité, s’en servent pour justifier pas tant la politique israélienne, comme plutôt l’ingérence de l’Occident dans cette région du monde. Voici les dix mythes les plus répandus qui, sous le couvert de l’immunité, ont justifié l’impunité et les actes inhumains commis en Palestine.

1 Premier mythe : La Palestine était une terre sans peuple, prête à accueillir un peuple sans terre.

Le premier mythe est de nous faire croire que la Palestine était une terre inhabitée, prête à accueillir un peuple sans terre. Plusieurs historiens très compétents ont déjà démontré que c’était faux. Ils ont en effet démontré qu’avant même l’arrivée des premiers sionistes, la Palestine était une société prospère, surtout rurale, mais dotée d’un centre urbain particulièrement dynamique. Comme la plupart des pays arabes environnants, la Palestine était sous la domination de l’Empire ottoman. Mais l’émergence du mouvement nationaliste naissant aurait tôt fait de transformer la Palestine en État-nation comme ce fut le cas pour l’Iraq et la Syrie, si cela n’avait été de l’arrivée des sionistes.

La seconde partie de ce mythe est tout aussi douteuse, mais moins importante. De nombreux intellectuels, notamment israéliens, ont remis en doute l’existence d’un lien génétique entre les colons sionistes et les juifs qui vivaient en Palestine à l’époque romaine avant d’être exilés. Il ne faut pas accorder trop d’importance à ce détail, car quoi qu’il en soit, de nombreux mouvements nationalistes créent de toutes pièces la genèse de leur histoire et la situent dans un passé très lointain. Ce qui compte vraiment, c’est de savoir ce qu’on fait au nom de cette histoire : sert-elle à justifier la colonisation, l’expulsion et les tueries ou est-elle le point de départ de la paix et de la réconciliation? Peu importe que cela soit vrai ou faux, si en définitive elle ne sert qu’à justifier le fait de coloniser, de déposséder et même dans certains cas de procéder au génocide d’une population autochtone tout entière.

2 Deuxième mythe : Les Palestiniens ont réagi à l’arrivée des premiers colons juifs par une campagne de terreur, avant même la création de l’État d’Israël

Le deuxième mythe fondateur consistait à nous faire croire que la population palestinienne a réagi à l’arrivée des premiers colons par une campagne de terreur antisémite jusqu’à la création de l’État d’Israël. Comme le démontrent les journaux intimes des premiers sionistes, ils ont au contraire été très bien accueillis par les Palestiniens, qui leur ont offert le gîte et leur ont appris à cultiver leurs terres. Ce n’est que lorsqu’il est devenu évident que ces colons étaient venus remplacer la population autochtone et non cohabiter avec elle que la résistance palestinienne a commencé, résistance qui n’était du reste pas différente des autres luttes anticolonialistes.

3 Troisième mythe : Les mensonges entourant la création de l’État d’Israël

Le troisième mythe est en fait une série d’histoires à dormir debout au sujet de la guerre de 1948. Elles sont au nombre de quatre.

3.1 Les Palestiniens ne peuvent s’en prendre qu’à eux même pour tout ce qui leur arrive, car ils ont rejeté le plan de partage de l’ONU de 1947

La première consiste à dire que les Palestiniens ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes pour ce qui leur est arrivé en raison de leur refus du plan de partage de l’ONU en novembre 1947. Cette allégation passe sous silence la nature colonialiste du mouvement sioniste. Il aurait été très improbable, par exemple, que les Algériens acceptent de céder la moitié du pays aux colons français. Un tel refus ne serait pas qualifié d’irraisonnable ou d’irrationnel. Ce qui est parfaitement clair, c’est qu’une telle objection de la part d’un autre pays arabe n’aurait pas justifié le nettoyage ethnique dont sont victimes les Palestiniens comme « punition » lorsqu’ils acceptent ou rejettent un plan de paix de l’ONU mis au point sans qu’ils soient consultés.

3.2 Les Palestiniens ont évacué leurs maisons suite à un appel de leurs dirigeants

Certains ont même suggéré que les Palestiniens auraient volontairement abandonné leurs maisons, en réponse à l’appel des dirigeants arabes qui leur auraient supposément demandé de laisser la voie libre aux armées venues libérer leurs terres. Il s’agit en fait d’une invention du ministre des Affaires étrangères israélien de l’époque (début des années 50). Un peu plus tard, de nombreux historiens israéliens ont modifié cette histoire, et soutenu que les Palestiniens sont partis afin de fuir la guerre. La vérité, c’est que la moitié des Palestiniens devenus réfugiés en 1948 ont été expulsés avant même que la guerre ne débute, le 15 mai 1948.

3.3 Israël était un David qui combattait le Goliath arabe

Les études ont démontré que les Palestiniens ne disposaient d’aucune force militaire. Elles ont également démontré que les troupes envoyées par les pays arabes étaient inférieures en nombre, moins bien équipées et moins bien entraînées que les troupes israéliennes. De plus, il est encore plus important de noter que les troupes arabes ont été envoyées en Palestine après le 15 mai 1948, date de création de l’État d’Israël. Elles agissaient en réaction au nettoyage ethnique entrepris par les troupes sionistes à partir de février 1948.

3.4 Après la guerre qui a mené à sa création, Israël a tendu la main aux Palestiniens et à ses voisins arabes.

Pour ce qui de la main tendue d’Israël, les documents de l’époque montrent clairement que les dirigeants israéliens étaient particulièrement intransigeants et refusaient catégoriquement d’engager des discussions au sujet de l’avenir de la Palestine postmandat ou du droit de retour des réfugiés qui avaient fui la guerre. Alors les gouvernements arabes et les Palestiniens étaient désireux de participer à un nouveau processus de paix de l’ONU plus raisonnable, les Israéliens ont assassiné l’envoyé des Nations unies, le Comte Bernadotte, et rejetés la proposition de la Commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine (PCC) de rouvrir les négociations. Comme l’a illustré Avi Shlaim dans son livre The Iron Wall, contrairement à l’idée répandue selon laquelle les Palestiniens auraient raté toutes les occasions de faire la paix, ce sont en fait les Israéliens qui ont systématiquement rejeté toutes les offres déposées sur la table des négociations.

4 Quatrième mythe : Avant 1967, Israël était un état bienveillant et démocratique

La quatrième idée reçue, c’est qu’Israël est un état démocratique et bienveillant, qui cherchait à faire la paix avec ses voisins et dont les citoyens étaient tous égaux, jusqu’à la guerre de juin 1967. C’est un mythe qui a malheureusement été relayé par un certain nombre d’intellectuels palestiniens et pro-palestiniens reconnus, mais qui n’a en fait aucun fondement historique. Un cinquième des citoyens israéliens tombait sous le coup d’une loi martiale impitoyable, fondée sur les principes de l’état d’urgence du mandat britannique, et qui niait leurs droits les plus élémentaires. Durant cette période, plus de cinquante citoyens palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes. Parallèlement, Israël poursuit sa politique agressive à l’endroit des pays arabes voisins, en les attaquant pour avoir osé aider les réfugiées à revenir ou à récupérer les biens et les troupeaux qu’ils avaient perdus. C’est sans compter son implication aux côtés des Français et des Britanniques lors de la tentative de renversement du gouvernement légitime de Gamal Abdul Nasser en Égypte.

5 Cinquième mythe : Le seul objectif du combat mené par les Palestiniens est de semer la terreur

Le cinquième mythe consiste à nous faire croire que la lutte palestinienne n’est en fait rien d’autre que du terrorisme. Le combat mené par l’OLP était en fait une guerre de libération, opposée à un projet colonial. Apparemment, il devient difficile d’accorder une légitimité à une lutte anticoloniale quand l’oppresseur est juif, et l’oppressé (majoritairement) musulman.

6 Sixième mythe : Israël s’est vu obliger d’occuper la Cisjordanie et la bande de Gaza en 1967 et de garder ces territoires jusqu’à ce que les Palestiniens soient disposés à faire la paix.

Le sixième mythe: Israël a été forcé d’occuper et de garder la Cisjordanie et la bande de Gaza jusqu’à ce que les Palestiniens et le monde arabe acceptent de faire la paix avec l’État hébreu. L’élite politique et militaire israélienne considère la guerre de 1948 comme une occasion manquée : il s’agissait d’une occasion unique d’occuper toute la Palestine historique (du Jourdain jusqu’à la mer Méditerranée). La seule chose qui les en a empêchés était l’accord tacite avec le Royaume hachémite de Jordanie qui prévoyait que ce dernier limiterait sa participation à l’effort de guerre arabe en échange d’une annexion de la Cisjordanie. Depuis 1948, cette élite israélienne cherchait une occasion de se reprendre et a commencé vers le milieu des années 60 à se donner les moyens de ses ambitions.

La conjoncture historique leur a fourni plusieurs occasions d’exécuter leur plan, mais ils ont souvent reculé au tout dernier moment. En 1958 et 1960 par exemple, le premier ministre israélien David Ben-Gourion a interrompu au dernier moment le plan d’expansion par crainte de la réaction internationale, et à cause du problème démographique qui se poserait inévitablement (il pensait qu’Israël ne serait pas en mesure d’assimiler un nombre aussi important de Palestiniens). La meilleure occasion se présenta en 1967 : bien que les Israéliens prétendaient ne pas vouloir entrer en guerre avec la Jordanie, mais y être contraints après l’attaque de cette dernière, les Israéliens n’étaient absolument pas obligés d’occuper la Cisjordanie, surtout qu’il ne s’agissait que d’une escarmouche de plus entre les deux pays. Annexer la Cisjordanie et la bande de Gaza faisait partie des plans d’Israël depuis 1948, et 1967 fut l’occasion de mettre ce plan à exécution.

7 Septième mythe : Israël avait l’intention d’occuper pacifiquement la Palestine, mais a été forcé de répondre à la violence des Palestiniens.

Le septième mythe: Israël avait l’intention d’occuper pacifiquement la Palestine, mais a été forcé d’adopter une position plus dure à cause des actes de violence des Palestiniens. Depuis le début de l’occupation, tout acte de résistance, qu’il soit pacifique ou violent, a été considéré comme du terrorisme et brutalement réprimé en punissant collectivement la population.

En fait, les Palestiniens ont dû choisir entre: 1)accepter de vivre dans une prison à ciel ouvert israélienne avec une autonomie très limitée, et servir de main-d’œuvre bon marché dénuée de droit, ou 2) résister ne serait-ce que modérément et finir dans une prison à sécurité maximale en étant exposé à des punitions collectives telles que les démolitions de maisons, les détentions sans procès, les expulsions, et trop souvent, les assassinats et les meurtres.

Le principal changement que les Palestiniens ont dû accepter – ou la punition qu’ils ont dû supporter – était qu’Israël déciderait de manière unilatérale quelle partie de la Cisjordanie et de la bande de Gaza il leur enlèverait et annexerait. En fin de compte, plus de la moitié de la Cisjordanie a été annexée d’une façon ou d’une autre, tandis que la bande de Gaza deviendra éventuellement une région sur laquelle Israël exercera un contrôle direct.

Ce mythe a été entretenu en partie par l’allégation selon laquelle les sionistes libéraux aux États-Unis, et en Israël, partageaient avec le reste des forces politiques israéliennes la même opinion au sujet de la lutte menée par l’OLP, à savoir que l’OLP – à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine – semait la terreur pour la terreur. Malheureusement, cette diabolisation est encore très présente dans les pays occidentaux, et s’est accentuée après 2001 en tentant de faire l’amalgame entre l’Islam, le terrorisme et la Palestine. L’OLP a en fait été reconnue comme le seul représentant légitime du people palestinien par un plus grand nombre d’États que ceux qui ont reconnu Israël. Il importe de souligner que cette diabolisation s’est poursuivie même après les Accords d’Oslo de 1993 en vertu desquels Israël a prétendument reconnu cette organisation comme un partenaire légitime. Même l’Autorité palestinienne est encore décrite de nos jours par Israël comme une marionnette qui encourage la terreur. La pire forme de diabolisation, qui a convaincu l’Occident de recourir au boycottage politique, était dirigée contre le Hamas. Alors que les sociétés civiles à l’échelle mondiale contestent cette diabolisation, les médias de masse et les politiciens, eux, tombent encore dans le piège.

8 Huitième mythe : Les Accords d’Oslo sont le reflet d’une volonté de paix des deux parties.

Le huitième mythe est de croire que les Accords d’Oslo étaient un processus de paix né du désir de chacune des parties de trouver une solution au conflit. Le projet de partage de la Palestine qui remonte aux années 1930 était en fait un concept sioniste que les Palestiniens ont rejeté jusqu’à la fin des années 1980. Entre-temps, la portion des terres que les Israéliens étaient disposés à leur céder est passée de 50 % à 15 %. La volonté d’appeler cette parcelle de terre un État ne peut pas masquer le fait que le processus d’Oslo, conçu uniquement par les Israéliens, n’offrait aux Palestiniens qu’un « bantoustan » fragmenté, et reléguait aux oubliettes le « droit de retour » des réfugiés palestiniens ou toute autre solution à ce problème.

Les Accords d’Oslo sont le résultat d’une combinaison de facteurs qui a miné le pouvoir de l’OLP et de son dirigeant, Yasser Arafat, à tel point que, contre l’avis de ses meilleurs amis, il a adhéré au processus d’Oslo dans l’espoir d’obtenir une indépendance même partielle de la Palestine. Cela s’est soldé par la destruction quasi totale de la Palestine et des Palestiniens.

9 Neuvième mythe : La deuxième Intifada était une campagne de terreur orchestrée par Arafat.

Le neuvième mythe était que la seconde Intifada était une attaque terroriste d’envergure parrainée et, dans une certaine mesure, planifiée par Arafat. Il s’agissait, en fait, d’une manifestation de masse démontrant l’insatisfaction éprouvée à l’égard des Accords d’Oslo perçus comme une trahison et exacerbée par les mesures de provocation adoptées par Ariel Sharon et son entourage au sujet des lieux saints de l’Islam en Palestine. Cette protestation non violente a été brutalement réprimée par Israël et a donné lieu à une réaction encore plus désespérée – la multiplication des attentats-suicides comme dernier recours face à la puissance militaire la plus importante de la région. Il existe des preuves flagrantes de la façon dont les rapports des correspondants des journaux israéliens, qui ont couvert les premiers stades de l’Intifada – laquelle a été qualifiée de mouvement non violent qui a été violemment réprimé – ont été mis de côté par les rédacteurs en chef afin de se conformer à la version du gouvernement.

La version voulant que les Palestiniens aient fait avorter le processus de paix par la force et réaffirmant par le fait même qu’Israël n’a jamais raté une occasion de conclure un accord de paix, contrairement à l’idée répandue selon laquelle les Palestiniens auraient raté toutes les occasions de faire la paix, mais qu’il n’y avait personne avec qui négocier du côté palestinien est particulièrement cynique. Le gouvernement israélien et l’armée ont tenté d’imposer par la force leur propre version des Accords d’Oslo – soit perpétuer l’occupation pour toujours, mais avec le consentement des Palestiniens – et Arafat, même s’il était affaibli, ne pouvait pas l’accepter. Arafat et d’autres dirigeants qui auraient pu favoriser la réconciliation de leurs peuples ont été ciblés par les Israéliens; la plupart d’entre eux, et probablement Arafat lui-même, ont été assassinés.

10 Dixième mythe : Le règlement du conflit israélo-palestinien est proche.

Le dixième et dernier mythe est que la solution pour Israël et la Palestine est à portée de la main : la solution à deux États s’imposera d’elle-même et le problème sera presque résolu. Cette solution n’est définitivement pas sur cette terre, elle se trouve peut-être quelque part dans l’univers. La réalité sur le terrain qui consiste en une colonisation massive et en une annexion directe d’une grande partie de la Cisjordanie par Israël fera en sorte que tout État sera réduit à n’être qu’un misérable « bantoustan ». Si un accord devait être conclu à cet effet, cet état ne disposerait pas d’une souveraineté qui lui est propre. Pire encore, la Palestine ne correspondrait qu’à 20 % du territoire qu’elle devrait occuper, et le peuple palestinien ne se limiterait qu’aux gens vivant actuellement en Cisjordanie (il semble que la bande de Gaza soit exclue de toute discussion ultérieure et qu’une bonne partie de Jérusalem ne fera pas partie non plus de l’État envisagé).

La solution à « deux États », comme nous l’avons évoqué auparavant, est une invention israélienne destinée à lui permettre de réaliser la quadrature du cercle – ou comment inclure la Cisjordanie sous contrôle israélien sans incorporer la population qui y vit. On a suggéré ainsi qu’une partie de la Cisjordanie pourrait être autonome, et même devenir un « État », à condition que les Palestiniens abandonnent tout espoir de retour des réfugiés, qu’ils renoncent à l’égalité des droits pour les Palestiniens qui vivent en Israël, abandonnent Jérusalem à son sort et oublient à tout jamais l’idée de mener une vie normale en tant qu’êtres humains sur leur terre natale.

Toute critique de cette mythologie est aussitôt qualifiée d’antisémite. En fait, cette politique et cette mythologie expliquent pourquoi l’antisémitisme est encore vivant. Israël réitère que ce qu’il fait, il le fait au nom du judaïsme – soit l’association dans les esprits les plus retors entre la colonisation sioniste et la religion juive. Cette association doit être rejetée au nom du judaïsme.

Au nom des valeurs universelles, le droit de toute personne qui vit dans cette partie du monde (ou qui en a été expulsée) doit être respecté.

Source : http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/09/18/ilan-pappe-les-10-mythes-disrael/

***********************

Les sionistes ont le crime dans le sang

ob_09f459_6
Caricature sur l’apartheid signé Latuff,dessinateur brésilien

Mot à dire

L’histoire nous enseigne que les sionistes ont occupé et occupent toujours la Palestine à feu et à sang.Leur idéologie basée sur le racisme et la négation de l’autre fait que leur régime d’occupation repose sur un apartheid pire que celui qui sévissait en Afrique du Sud.Il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait assassinat,arrestation ou torture de palestiniens ou de destruction de leurs maisons et leurs récoltes.Même les enfants n’échappent pas à la furie des sionistes criminels usurpateurs.

Ahmed Miloud

**********************************
SWITZERLAND-(ISRAEL-PALESTINIANS-CONFLICT-UN-RIGHTS
Richard Falk,ancien rapporteur spécial de l’ONU

Pour Richard Falk, « l’Histoire est du côté des Palestiniens »

L’ancien rapporteur spécial de l’ONU sur la Palestine évoque sa carrière, son engagement envers la cause palestinienne et ses espoirs pour l’avenir

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés palestiniens Richard Falk présente son rapport final devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 24 mars 2014 à Genève (AFP)
« L’apartheid, l’annexion, les déplacements de masse et les sanctions collectives sont devenus l’essence des politiques de l’État israélien. » Une déclaration aussi claire et inflexible est peut-être inhabituelle pour un universitaire de haut-vol et ancien haut fonctionnaire de l’ONU, mais c’est typique de Richard Falk.

Avec sa grande stature sèche, sa barbe blanche et son air calme et érudit, Falk apparaît comme le parangon du professeur à la retraite. Il est en effet professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton, mais « retraité » n’appartient pas à son vocabulaire, même à l’âge de 85 ans.

Sa longue bibliographie sur des questions aussi diverses et complexes que le racisme, la guerre en Irak et les changements climatiques témoigne de son énergie intellectuelle et de l’ampleur de son engagement politique. Toujours à parcourir le monde pour s’exprimer sur un large éventail de sujets, son dernier livre Palestine Horizon: Toward a Just Peace (« Horizon Palestine : vers une paix juste ») sera publié dans quelques mois.

« L’apartheid, l’annexion, les déplacements de masse et les sanctions collectives sont devenus l’essence des politiques de l’État israélien »

Pourquoi la Palestine ?

Comme pour beaucoup de sa génération, notamment Noam Chomsky, la guerre du Vietnam a joué un rôle majeur dans l’éducation politique de Falk : « Deux visites significatives à “l’ennemi“ le nord du Vietnam, m’ont amené à comprendre la guerre du point de vue d’une société disposant d’une technologie moins évoluée totalement vulnérable à la guerre de haute technologie. Cela a changé la nature de mon engagement : de l’opposition à une guerre imprudente au rejet d’une guerre injuste et immorale. C’est ce changement fondamental de ma conscience politique qui sous-tend mon approche concernant Israël/la Palestine. »

Répondant à l’affirmation sioniste selon laquelle Israël est injustement visé par les critiques dans un monde rempli de régimes brutalement oppressifs, Falk souligne deux caractéristiques distinctives. La première est le rôle sans précédent qu’ont joué les Nations unies en approuvant la Déclaration Balfour en 1917 et en divisant la Palestine.

La seconde est « l’incapacité constante des Nations unies à contester les politiques et les pratiques d’Israël qui bravent la résolution 242 du Conseil de sécurité et le consensus international qui propose un État souverain indépendant de Palestine ».

Reconnu comme faisant autorité concernant la Palestine à partir de la fin des années 1990, c’est en tant que Rapporteur spécial de l’ONU sur la Palestine entre 2008 et 2014 que Falk a gagné en notoriété dans le monde entier. C’est un travail non rémunéré que peu envient car le chemin de l’opposition aux politiques d’Israël est parsemé de carrières détruites et de réputations ruinées. Cependant, Falk a repris sans hésiter la plus brûlante des patates chaudes politiques.

Une partie de son engagement découle du fait qu’il est à la fois Américain et juif. Les États-Unis apportent clairement à Israël un soutien politique, économique et militaire inégalé et, « en tant que Juif, cela me préoccupe que cet État prétendant être un État juif – ce qui est problématique en soi compte tenu de sa composition ethnique – ne respecte pas les normes juridiques et morales internationales ».

Pour lui, être juif signifie « se préoccuper de vaincre l’injustice et la soif de justice dans le monde, c’est-à-dire être respectueux vis-à-vis des autres peuples, indépendamment de leur nationalité ou de leur religion, et empathique face aux souffrances humaines, quelles que soient les victimes et où qu’elles se trouvent. »

Le coût de l’engagement

Les calomnies que Falk a endurées sont inévitables, compte tenu qu’il est réputé pour allier rigueur juridique et franchise sans faille. D’emblée, sa nomination en tant que rapporteur spécial a été violemment contestée par Israël et ses partisans. Lorsqu’il est arrivé pour assumer ses fonctions, il a été emprisonné près de l’aéroport Ben Gourion et a depuis été expulsé d’Israël et des Territoires palestiniens occupés.

Comme beaucoup d’autres qui se sont prononcés sur cette question, il s’est heurté à des groupes pro-israéliens qui ont cherché – en général sans succès – à faire annuler les événements auxquels il participait ou à faire retirer les invitations à s’exprimer.

À propos du venin spécial réservé aux détracteurs juifs d’Israël, il se souvient : « Le pire moment pour moi par rapport au fait d’être juif fut lorsque l’Institut Wiesenthal de Los Angeles m’a classé comme le troisième antisémite le plus dangereux au monde dans leur classement annuel des dix antisémites les plus dangereux en 2013. » Il ajoute ironiquement : « Bien que blessante, une telle nomination m’a donné le sentiment de faire quelque chose de bien dans mes rapports de l’ONU pour obtenir autant d’attention. »

Même sa femme d’origine turque, Hilal Elver, elle-même éminente universitaire, s’est retrouvée dans la ligne de mire alors qu’elle allait être nommée rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation.

« UN Watch a monté une violente campagne l’accusant faussement d’être une vitrine pour mon point de vue et de partager mon parti pris contre Israël. En fait, elle n’a jamais pris publiquement position sur les questions politiques et n’a jamais publié de commentaire critique à l’égard d’Israël, si ce n’est un court article qui soulevait des questions sur les utilisations politiques de la technologie de dessalement d’Israël. »

« En fin de compte, sa nomination a été approuvée par le Conseil des droits de l’homme, mais la publicité négative en a fait une expérience douloureuse, surtout pour elle, mais aussi pour moi. »

Malgré les obstacles, le rapporteur spécial Falk s’est montré infatigable dans le suivi et le catalogage des événements dans la région dans le moindre détail. Les conclusions qu’il a tirées, en particulier en ce qui concerne les multiples violations du droit international par Israël, sont rédigées dans un langage sans équivoque ; les termes tels que « apartheid », « terrorisme d’État » et « nettoyage ethnique » sont soigneusement définis et motivés. Et il a réfuté calmement et rationnellement les critiques des partisans inconditionnels d’Israël.

Les enfants sont les premiers touchés

De tous les aspects de l’occupation et de la dépossession du peuple palestinien, la détresse des enfants – qu’il s’agisse des milliers d’enfants tués et mutilés à Gaza ou des centaines détenus chaque année dans les prisons israéliennes – a fait l’objet d’une attention particulière.

Une des récentes contributions au domaine des droits de l’homme des Palestiniens est la préface de Falk à une collection déchirante de témoignages : « Dreaming of Freedom: Palestinian Child Prisoners Speak ».

Sur l’extorsion d’aveux aux enfants, il écrit : « Comme je l’ai constaté en Afrique du Sud pendant l’Apartheid, persister à clamer son innocence est habituellement puni davantage que des aveux, qu’ils soient vrais ou faux, et rien n’incite donc à résister. Ce qui est encore plus déshumanisant, c’est l’exigence des responsables israéliens que ces adolescents palestiniens impliquent leurs amis et leurs voisins. »

« Persister à clamer son innocence est habituellement puni davantage que des aveux, qu’ils soient vrais ou faux »

Aux affirmations d’Israël selon lesquelles le meurtre et l’emprisonnement de jeunes Palestiniens – généralement pour avoir lancé des pierres sur des véhicules militaires – sont justifiés, il riposte que la résistance physique à de nombreuses années d’oppression, même inefficace, est « une réaction naturelle et totalement compréhensible aux brutalités et aux indignités de l’occupation militaire, surtout si elles sont perpétrées en violation du droit international humanitaire ».

Il demande au Comité international de la Croix-Rouge « d’étudier en premier lieu la question des enfants sous l’occupation, puis de préparer un projet de convention et de convoquer une réunion de gouvernements et d’experts juridiques pour examiner ce défi particulier des enfants prisonniers dans des circonstances d’occupation belliqueuse ». À défaut, il propose que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ou le secrétaire général nomme une commission chargée de préparer une telle convention.

Sur la question connexe d’amener Israël à rendre des comptes pour les crimes de guerre présumés à Gaza, il admet que les obstacles politiques à de quelconques poursuites sont immenses : « Il semble peu probable que la CPI [la Cour pénale internationale] s’engage sur une route si difficile sur le plan politique, en particulier parce qu’Israël ne coopérera pas avec la délivrance de mandats d’arrêt. » Il doute que la Cour internationale de Justice soit plus efficace : « Israël devrait accepter, ce qui est inconcevable, ou au moins permettre aux accusés israéliens d’être traduits devant le Tribunal de La Haye. »

Une autre voie légale, celle de solliciter l’avis consultatif de l’Assemblée générale des Nations unies, telle que celle qui a été publiée en 2004, condamnant fermement la construction du mur de séparation, est dotée d’une immense autorité morale. Certes, admet-il, cette dernière s’est révélée inefficace pour contenir l’appétit de colonisation et d’annexion israélien, mais il ne faut pas sous-estimer la valeur symbolique de ces mesures et l’encouragement qu’elles apportent aux mouvements de la société civile.

La route à suivre

Tant réaliste qu’idéaliste, Falk considère qu’il est hautement improbable qu’Israël change ses politiques dans un proche avenir : « Je pense qu’Israël continuera sans doute à attaquer périodiquement Gaza, pour diverses raisons, notamment l’avantage concurrentiel acquis sur le marché des armes grâce aux essais d’armes et tactiques sur le terrain. »

« Je pense qu’Israël continuera sans doute à attaquer périodiquement Gaza, pour diverses raisons, notamment l’avantage concurrentiel acquis sur le marché des armes grâce aux essais d’armes et tactiques sur le terrain. »

« Dans The War Against the People, Jeff Halper présente cet argument de manière détaillée et persuasive. Halper montre également que ces liens en matière d’armement avec plus de 100 pays ont aussi des avantages annexes sur le plan diplomatique, incitant les gouvernements étrangers à ne pas adopter de positions fortes contre Israël au moment de la guerre à l’ONU ou ailleurs. »

Néanmoins, il trouve raison d’espérer. « Il y a eu des changements majeurs d’attitude ici aux États-Unis, en particulier parmi les jeunes, y compris les juifs. Israël a perdu son image originelle de société idéaliste et dynamique qui est un modèle politique réussi dans une région qui est dominée par les autocraties militaires et religieuses. »

Il évoque également les activistes de la société civile palestinienne et leurs leaders comme étant « de plus en plus les représentants les plus authentiques du peuple palestinien » et soutient vivement la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) lancée en 2005, laquelle est devenue le centre d’un mouvement mondial croissant de solidarité.

« Si la campagne BDS peut continuer à renforcer le soutien et à faire pression », dit-il, « elle a des chances d’inciter les élites politiques israéliennes à revoir leurs intérêts et à chercher un compromis et un arrangement basé sur l’égalité des deux peuples. C’est essentiellement ce qui s’est passé en Afrique du Sud, ce qui semblait également comme une impossibilité – jusqu’à ce que cela se produise. »

Contre cette campagne œuvrent les forces rangées d’un puissant lobby pro-israélien dans le monde entier cherchant à assimiler toute critique d’Israël à l’antisémitisme. Falk estime cela compréhensible : « Les groupes de réflexion israéliens ces dernières années ont conclu avec précision que ce qu’ils appellent “le projet de délégitimation” est un danger plus grand pour la sécurité israélienne que la perspective d’une relance de la lutte armée palestinienne. »

L’hostilité de Clinton vis-à-vis du BDS

En ce qui concerne les élections aux États-Unis, il a été profondément troublé par l’engagement de Hillary Clinton envers les principaux donateurs juifs que, si elle avait été élue, elle se serait opposée au BDS. Pour Falk, c’est une position qui pose des questions constitutionnelles sur le fait de réprimer la liberté d’expression et le plaidoyer politique non violent. « La critique d’un mouvement politique ou de politiques et pratiques étatiques est traitée comme s’il s’agissait d’un discours de haine – ce qui contredit totalement l’idée selon laquelle les citoyens d’une société démocratique ont le droit et même le devoir de suivre leur conscience en ce qui concerne les enjeux publics. »

Ayant assisté à de nombreuses convulsions et transfotions politiques imprévues à travers le monde, de l’effondrement de l’Union soviétique au printemps arabe, Falk ne désespère pas d’une éventuelle solution juste en Palestine. Il considère une « société coloniale et colonisatrice » telle qu’Israël comme un anachronisme complet au XXIesiècle et il est certain que « l’Histoire est du côté des Palestiniens ».

« La seule solution humaine et pratique, dit-il, consiste à élaborer une sorte d’accord qui partage la Palestine sur la base de l’égalité, qu’il y ait un ou deux États ».

Cependant, il existe un prérequis à cette paix : « pour atteindre cet objectif, les dirigeants israéliens doivent également reconnaître, dans un processus formel ouvert, les torts infligés aux Palestiniens au cours des années qui ont suivi la création d’Israël en 1948, à commencer par la Nakba (catastrophe). »

Un rêve impossible ? Falk se réfère à nouveau au revirement opéré en Afrique du Sud, avec sa courageuse commission Vérité et Réconciliation. « Si la situation régionale se retourne contre Israël et si les États-Unis n’offrent pas un soutien inconditionnel, des changements inattendus ne devraient pas être écartés. »

Source : https://dzmewordpress.wordpress.com/2018/05/14/les-sionistes-ont-le-crime-dans-le-sang/

 

 

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Messites |
Leplangeek |
Loganwabdd46blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Jaydenbpboz72blog
| Entrer Chat
| Mypayingads